Comme c’était la coutume à l’époque, Rosa Parks a été jugée coupable et elle a été condamnée à payer une amende de 15 dollars. Ce que la police n’avait pas prévu, c’est qu’un mouvement très fort se créerait autour d’elle. Très rapidement, il fut décidé de boycotter la compagnie de bus, jusqu’à ce qu’elle arrête ses pratiques ségrégationnistes. Un jeune pasteur populaire fut choisi pour diriger la campagne de boycott, il s’agissait de Martin Luther King jr, qui n’était pas encore un leader mondialement connu.
La communauté noire, qui représentait 75% des clients de la compagnie de bus s’est organisée de façon très solidaire. Certains n’ont pas hésité à marcher. Des taxis ont fait leur apparition, qui transportaient les gens pour 10 cents, prix pratiqué par la compagnie de bus. Le boycott n’a pas été sans mal, puisque Martin Luther King et d’autres se sont fait molester alors qu’ils ne faisaient que se poster dans les rues pour voir les effets du boycott. La maison de Martin Luther King a même été victime d’un attentat à la bombe, alors que sa femme Coretta Scott King et leur bébé de deux mois étaient à l’intérieur.
En apôtre de la non-violence, Martin Luther King a demandé à ses sympathisants de ne pas réagir violemment et a continué à se montrer pacifique.
Pendant ce temps, la Cour Suprême a été interrogée sur la validité constitutionnelle de la condamnation de Rosa Parks et Martin Luther King a continué à défendre les revendications de la communauté à la compagnie de bus :
La compagnie a refusé, même si elle n’a pas tardé à ressentir les effets du boycott, puisqu’elle a été contrainte d’augmenter ses tarifs de 10 à 15 cents, ainsi qu’à diminuer le nombre de bus en circulation.
Le 13 Novembre 1956, la Cour Suprême a rendu son verdict : les lois ségrégationnistes de Montgoméry ont été déclarées illégales. Après 382 jours de boycott, la communauté noire avait gagné son pari, et obtenu le droit à un traitement équitable dans les bus.
Ces événements auront permis au monde de découvrir Martin Luther King jr.