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L’esclavage moderne des africaines

par : G.O-S , dans Psycho & Société » Société
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1.

Un couple devant les assises de Bobigny pour viol et esclavage moderne. Faits divers - [ 9/9/2004 ]

Ici Lome |9/9/2004 La cour d’assises de Bobigny juge depuis jeudi un couple accusé d’avoir soumis durant huit ans une jeune fille à des conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine, le mari étant accusé de viol. Gérard et Tchotcho Johnson, Français respectivement d’origine béninoise et togolaise, comparaissent libres sous contrôle judiciaire depuis jeudi matin. Selon le comité contre l’esclavage moderne, c’est la première fois en France qu’une plainte dans le cadre d’une affaire d’esclavage moderne est renvoyée devant une cour d’assises. Gérard Johnson est accusé de "viol" et "tentative de viol".

Il doit également répondre avec sa femme des chefs de "soumission d’une personne vulnérable ou dépendante à des conditions de travail indignes" et "aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger en France". Il encourt 15 ans d’emprisonnement et son épouse 5 ans. Cette affaire d’esclavage moderne a été dévoilée le 4 janvier 2001. Le comité contre l’esclavage moderne (CCEM) avait adressé au Procureur de Bobigny un signalement concernant une jeune fille, Delali Yehouessi. Cette jeune fille aujourd’hui âgée de 28 ans avait été envoyée par sa mère de Lomé (Togo) en France en 1990 à l’âge de 14 ans, chez la famille Johnson aux Pavillons-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour faire ses études et aider Mme Johnson avec ses enfants. Au lieu de suivre une scolarité normale, elle avait été retenue comme domestique, devant s’occuper des quatre enfants du couple, du ménage et de la cuisine. Elle n’était pas rémunérée et ne partageait pas les repas avec la famille. Frappée à plusieurs reprises par la maîtresse de maison et son mari, Delali aurait également été violée par M. Johnson, à l’âge de 17 ans. Ce dernier aurait également tenté d’abuser d’elle à plusieurs reprises, la frappant quand elle résistait. En 1998, suite à une dispute et après avoir enduré pendant huit ans ces mauvais traitements, la jeune fille s’est enfuie de chez les Johnson, aidée par une voisine.

Les époux Johnson n’ont cessé de nier les faits. Réquisitions et verdict vendredi après-midi.

Source : http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp ?id=17&idnews=4009&f=

2.

Vendredi soir, nous sommes allés chercher Affi Géné, en gare de Lure, à la suite d’un appel du CCEM, (Comité Contre l’Esclavage Moderne), afin qu’elle passe quelque temps chez nous. Image pathétique que cette petite jeune femme, sur le quai de la gare, à guetter des inconnus avec ses trois sacs de sport pour tout bagage !

Voici son histoire, puisqu’elle a été racontée dans le Parisien et le Monde du 24 décembre.

En octobre 2002, les policiers alertés pour la deuxième fois, sont venus libérer cette jeune togolaise de ses patrons qui l’ont fait entrer en France, il y a dix huit mois, en la faisant passer pour leur fille de seize ans, avec de faux papiers pour la faire travailler, s’occuper des enfants, sans aucune rémunération. Il lui arrivait régulièrement de ne dormir que deux trois heures par nuit, devant s’occuper du bébé qui ne cessait de pleurer, pour reprendre le travail de la maisonnée dès six heures du matin.

Plainte a été déposée au tribunal contre ses “employeurs” pour avoir, à Élancourt [78] de mars 2001 à octobre 2002, aidé à l’entrée et à la circulation d’un étranger en France, pour l’emploi d’un étranger non muni d’une autorisation de travail salarié, pour rétribution inexistante ou insuffisante de travail d’une personne vulnérable selon l’article 125-13 du code pénal. La peine peut aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 75000,00 ? d’amende.

Affi Géné est actuellement sans papiers, puisque ceux-ci ont été mis sous scellés, jusqu’au 18 mars 2003, où sera jugée son affaire au tribunal de Versailles. Actuellement Affi Géné ne peut travailler puisqu’elle est sans papier.

Très jeune, Affi Géné, le dimanche, allait chercher du bois, dans la forêt pour en faire du charbon, et le vendre pour payer sa scolarité - ardoise et crayons. C’est ainsi qu’elle a pu étudier cinq années. Trop pauvre pour pouvoir continuer l’école, elle rêve d’apprendre la couture et sait faire le ménage. Elle voudrait bien rester en France pour travailler et aider sa mère, veuve, et ses frères et s ?urs restés au village sans aucune ressource, et totalement méprisés, parce que très pauvres.

Voici un conte noir d’aujourd’hui...

Source : http://pppculture.free.fr/mouhot.html

Pour en savoir plus : www.esclavagemoderne.org




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