En 2006, nous devons exiger que le droit de non violence contre les femmes ne soit plus un privilège mais un droit humain fondamental et universel. Notre société a la responsabilité de veiller à ce que toutes les femmes soient traitées avec respect.
Les femmes doivent prendre la direction des opérations si nous voulons que les abus et violences soient éradiqués. Malheureusement, elles sont souvent les premières à détourner le regard. Il est plus confortable d’ignorer les séquelles qui résultent des violences et abus dont souffrent les autres.
Aux USA, Oprah Winfrey a pris le parti de soutenir les femmes victimes d’abus et de violences. Elle demande à son audience de la soutenir dans son action. Les femmes sont ainsi sollicitées pour la rédaction d’un courrier adressé au congrès et aux sénateurs afin de mettre en avant les victimes de violences. Une telle action menée par la femme la plus influente des Etats-Unis aura, nous le souhaitons, beaucoup d’impact.
Essayer de rassembler les femmes pour un tel combat n’est pas un concept. Dans les années 70, pendant la guerre qui opposait les catholiques aux protestants irlandais, un célèbre philosophe fit cette remarque : Si les femmes voulaient vraiment que cette guerre s’arrête, cela ne prendrait qu’une semaine. D’après ce philosophe, en tant que femme, vous pouvez soit stopper la guerre, soit devenir sa prochaine victime.
Cela s’applique dans la plupart des pays. Pour chaque crime contre les femmes, il y a des femmes, en général des membres de la famille qui sont au courant de la situation mais qui ne font rien. A travers leur silence, ces femmes ferment les yeux sur ces actes. Pour passer d’une société victime à une société dans laquelle les femmes ont le contrôle sur leur destinée, il y a trois étapes simples :
Créer des communautés positives qui éduquent et valorisent la vie des femmes.
Créer des réseaux entre les communautés. Ceci créera de nombreuses opportunités et les femmes se verront offrir des possibilités qu’elles pourront explorer dans un environnement sain.
Promouvoir la prise de conscience - aucun abus, sous quelque forme que ce soit, ne doit être toléré.
Tous les membres des communautés déjà formées ou en passe de l’être doivent être capables de reconnaître les membres victimes d’abus. Il est par ailleurs essentiel de constituer une liste de travailleurs sociaux, psychologues et avocats, liste qui sera disponible pour tous les membres de la communauté. La communauté devra également apporter son soutien aux victimes, notamment quand la police et les autorités tardent à réagir.
Dans tous les cas, il est un fait : les violences contre les femmes augmentent et il est désormais temps d’ouvrir les yeux et de réagir en criant son indignation. Et ne pensez pas que cela n’arrive qu’aux autres. Qu’elle soit physique ou morale, la violence peut s’insinuer sournoisement même dans la plus stable des relations. Il convient donc de rester prudente et surtout de ne jamais tolérer le moindre abus à votre égard. Il convient également de son mobiliser en nombre pour que pouvoirs publics et gouvernements réagissent face à une réalité trop longtemps ignorée.
Si nous n’agissons pas, personne ne le fera pour nous !
N’hésitez donc pas à soutenir les associations qui oeuvrent dans ce sens et à grossir les rangs des manifestations qui défendent les droits des femmes. C’est grâce à ce genre d’associations que vous avez aujourd’hui le droit à l’éducation, le droit à l’avortement, le droit à l’emploi et le droit à la parole.